2009 - LA PORTE DE LA CHAPELLE SAINTE CECILE A GRENOBLE
(NOUVEAU SIEGE DES EDITIONS GLENAT) Une porte monumentale réalisée par les "Portes Anciennes" Portes Anciennes dispose aujourd’hui d’un stock inégalé de 15 000 portes anciennes et emploie une quinzaine d’artisans hautement qualifiés, spécialistes de la restauration de portes anciennes, ainsi que de la fabrication de portes en réédition. Le rayonnementde l’entreprise dépasse largement le cadre local. Certaines réalisations sont monumentales. C’est le cas de cette immense porte en noyer, ornée de sculptures, livrée au printemps 2009 au cœur du vieux Grenoble dans le quartier des antiquaires. Il s’agit de la porte d’entrée du Couvent Sainte Cécile.

Construit en 1624, le monument a hébergé des bernardines avant d’être réquisitionné par l’armée révolutionnaire en 1791. La chapelle du couvent a connu par la suite des sorts incongrus en hébergeant tour à tour : une boite de nuit (« L’enfer »), une salle de cinéma, et un théatre (« Le Rio »). Le bâtiment se trouvait dans un état de grand délabrement. Sa rénovation a été entreprise par Monsieur Jacques Glénat, fondateur du groupe du même nom. Dix millions d’euros de travaux auront été nécessaires pour mener à bien cette opération supervisée par un architecte des Bâtiments de France en raison de la proximité de l’édifice avec la cathédrale Notre-Dame de Grenoble. Les Editions Glénat ( 60 millions d’euros de chiffre d’affaires annuels – filiale presse non comprise) sont notamment réputées pour l’édition de bandes dessinées à succès telles quel les albums de Titeuf, du « Décalogue » ou du manga japonais « Dragon Ball » et dernièrement de « Manara ». Si la majorité de l’activité du groupe restera localisé à Paris, 130 collaborateurs devraient s’installer dans le monument conventuel dans le courant de l’année 2009 pour entretenir le lien avec le berceau géographique du groupe. Une grande bibliothèque installée dans la chapelle permettra la consultation du fonds et des collections du groupe par les Grenoblois. L’implantation d’un restaurant de qualité serait également à l’étude. Aucune esquisse ou trace de la porte d’origine de la chapelle, entièrement détruite, n’ayant pu être retrouvée, malgré les intenses recherches effectuées notamment dans les archives de la ville par les éditions Glénat, un croquis préparatoire a été proposé par les Portes Anciennes. Ce croquis a été établi après plusieurs visites de Michel Villard et Christian Belaïche au coeur du Grenoble historique, leur permettant de visiter le couvent et de photographier des portes d’époque toujours en place sur les bâtiments historiques, et sur les monuments religieux en particulier, aux alentours. Cette étude a été complétée par la consultation d’ouvrages historiques accumulés avec soin tout au long des années d’existence des Portes Anciennes par ses deux fondateurs, et détaillant le type de moulures, de corniches et de sculpture en vigueur à l’époque où la porte originelle a été fabriquée. Les dirigeants des deux entités se sont ensuite concertés et après quelques modifications ont décidé du modèle à réaliser. Les portes latérales de la chapelle ont également été réalisées par les Portes Anciennes. La livraison comme la délicate opération de la mise en place des portes sur le monument ont été réalisées par une équipe des Portes Anciennes (menuisiers et vernisseurs), sous la houlette de Christian Belaïche. LA PORTE DU COUVENT DES JEUNES FILLES REPUDIEES - AVIGNON
Une porte rééditée à l'identique par les "Portes Anciennes"
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Tombés sous le charme de cette porte emblématique du vieil Avignon, Michel Villard & Christian Belaïche ont pris la décision de la rééditer.
Occupé depuis la préhistoire, Avignon a toujours été un creuset culturel situé à un carrefour de civilisations. A chaque période de son histoire, et notamment lorsque la ville était la capitale de l'Europe Chrétienne, la ville d'Avignon a toujours influencé le monde de l'architecture. Les marques de cette destinée hors du commun qui l'ont conduite à être inscrite au Patrimoine Mondial de l'Unesco, sont visibles à chaque coin de rue.
A la recherche de détails historiques relatifs à cette porte, Michel Villard et Christian Belaïche ont contacté les propriétaires actuels de la bâtisse dont elle orne l'entrée. C'est ainsi qu'ils découvrirent que ce bâtiment abritait autrefois le Couvent des jeunes filles répudiées.
Le croquis ci-dessous est la proposition que l'ébéniste qui réalisa ce chef d'oeuvre proposa aux soeurs du couvent en 1710. On notera que ce croquis offrait différentes options esthétiques. Michel Villard et Christian Belaïche furent assez chanceux de retrouver ce document dans les archives du Vaucluse. 
Cette porte de style Rocaille, en noyer, date de la période Régence. Elle mesure 3,50 m par 2 m. Les sculptures représentent une coquille et des éléments floraux (feuilles d'acanthes). Les difficultés de réalisation en font une pièce couteuse à réaliser et les ouvrages de ce type furent toujours produits à l'unité.
Caractéristiques techniques : bâti assemblé à tenons et mortaises, traversants collés, chevillés et coincés. Jet d'eau entaillé et assemblé en queue d'aronde. Pour obtenir une harmonie d'ensemble, cette porte est ornée de deux moulures de largeurs différentes, ce qui augmente les difficultés de fabrication. Ses moulures sont "tarabiscotées" (du nom d'un outil ancien qui sert à moulurer des profils très difficiles impossibles à faire avec un rabot à moulures et autres toupies : le "tarabiscot"). Les coupes d'onglet reliant les montants droits aux traverses chantournées, sont courbes, et ce pour assurer une parfaite liaison entre les deux parties. Cet art de la mouluration et de l'assemblage requérait et requière encore plus de nos jours, où le temps nous est compté, une maîtrise professionnelle faite de rigueur morale et de dextérité manuelle, digne des plus grands compagnons ébénistes du XVIIème siècle, siècle qui vit l'apogée des métiers d'art. | | Cliquez sur les photos pour les agrandir... 






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